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Autour du temple


Quand les coins de sa bouche se relèvent, la brume chante les jeunes pousses bien vertes.

Quand les plis de ses yeux sourient, les nuances de gris sombrent dans l’éclat de ses pupilles.

Quand les reflets minéraux de ses cheveux scintillent, le givre fond dans les ruisseaux de mes reins.

Elle disparaît dans un replis de la terre, réapparaît constellation entre les lourdes branches d’hiver. 

L’église glacée est notre cœur, brûlant mais comme éloigné par nos refus et empressements.

La porte s’ouvre sous la poussée de la foi, appel des sèves qui sourdent du fond de soi.

Elle, moi, nous, le peuple des arbres vous saluent bien bas, car elle est la reine de mes jours et l’étoile de mes nuits, celle qui est à la fois la voie et le terme.

Le soleil se lève sur le sanctuaire, entouré de l’emprunte de ses pas, car cette fin attends son commencement.



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Rédiger par Blog de David Dubois

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