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De fréquents silences


Quelques conseils d’une âme d’oraison : 

« Le silence, pour se familiariser avec la présence de Dieu, est le grand remède à nos maux. C’est le moyen de mourir à toute heure dans la vie la plus commune. »

« profitez du temps de la journée où vous n’avez qu’une demi-occupation des choses extérieures, pour vous occuper de Dieu intérieurement ; par exemple, travaillez à votre ouvrage dans une présence simple et familière de Dieu. Il n’y a que les conversations où cette présence est moins facile : on peut néanmoins se rappeler souvent une vue générale de Dieu, qui règle toutes les paroles, et qui réprime, en parlant aux créatures, toutes les saillies trop vives, tous les traits de hauteur ou de mépris, toutes les délicatesses de l’amour-propre. »

« Le fréquent silence, le recueillement habituel, l’oraison, le détachement de soi-même, le renoncement à toutes les curiosités de critique, la fidélité à laisser tomber les vaines réflexions d’un amour-propre jaloux et délicat servent beaucoup à conserver la paix et l’union. O qu’on s’épargne de peines par cette simplicité ! Heureux qui ne s’écoute point, et qui n’écoute point aussi les discours des autres !

Contentez-vous de mener une vie simple selon votre état… Saint Augustin disait que sa mère ne vivait que d’oraison : vivez-en et mourrez à tout le reste. On ne vit à Dieu que par mort continuelle à soi-même. »

Fénelon, lettres



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Rédiger par Blog de David Dubois

La Vache cosmique, blog philosophie de David Dubois

 » Avoir confiance en soi est une mauvaise orientation. Ayez confiance tout court…

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