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EN DE BONNES MAINS Vous vous fatiguez des demi-vérités, n’est-ce pas ? Vous vou…


EN DE BONNES MAINS

Vous vous fatiguez des demi-vérités, n’est-ce pas ?
Vous vous fatiguez de faire semblant
Vous vous fatiguez des promesses du monde
Vous vous fatiguez… d’attendre.
Vous vous fatiguez même de vous fatiguer.

Vous vous fatiguez de « vous » –
Celui qui « se fatigue » de.

Une divine désillusion
Et un grand paradoxe –
Car qui se fatigue de qui ?

Au beau milieu du désespoir
Vous vous trouvez à regarder la vie en face
Nu et sans protection
Devant sa sacralité.
Et pour la première fois
(Pour une raison quelconque)
Vous ne vous détournez pas.

Ca vous brise et vous ouvre
Ca anéantit vos rêves
Ca brûle votre certitude.
Même vos rêves d’illumination
N’ont aucune chance.

Vous vous faites dessus de peur
Vous criez à l’aide
(Pourquoi avez-vous été abandonné ?)

Et puis
Pour la première fois
Vous vous sentez profondément vivant
Indistinct de la vie elle-même
Reposant dans les bras de l’Un
que vous avez toujours cherché
Sans protection mais en parfaite sécurité
Libre enfin
Libre enfin.

Ca détruit celui que vous croyiez être
Mais ça ne touche jamais Celui que vous êtes.

C’est le chemin le moins fréquenté, dit-on
Une route conduisant non pas au futur
Pas à la terre promise
Mais à celui qui à l’instant lit ces mots

A celui qui sait depuis toujours
Que tout le long du bord ancien de cette route
Gît la mue des identités perdues et des promesses non tenues.

Débarbouille-toi, mon ami
Tu as toujours été en de bonnes mains.

– Jeff Foster


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