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En quoi la famille et la fête peuvent-elles être associées?


En cette période de fêtes, j’entends à la radio une chanson valorisant à cette occasion la pacification dans les familles, la joie de retrouver les « siens » et l’évidence de louer avec gratitude la bienveillance, la chaleur et l’amour que procure la famille.

Le pavé est jeté dans la mare: les fêtes de fin d’années semblent intimement et invariablement liées à la famille.
Tout le monde s’accorde à dire que les fêtes en famille constituent une évidence, voire un must hautement valorisé socialement. « Alors, tu fêtes Noël en famille, quelle joie! Nous, nous avons loué un gîte pour rassembler tout le monde! » Effet garanti, mais parfois à quel prix?

Par ailleurs, si nous nous représentons que la famille telle que nous la connaissons est une construction répondant aux exigences de la période industrielle (19ème siècle), ça nous donne une idée de tous les déchirements, les éclatements infligés aux grandes familles qui, depuis des millénaires, étaient de configuration claniques, agraires et artisanales. C’est donc la naissance de la famille nucléaire qui quitte la richesse du clan pour s’établir là où il y a du travail. En même temps, les rôles familiaux sont coulés dans le béton: On vient, entre autres, d’inventer la femme au foyer et toutes sortes de conventions sociales porteuses de frustration,… mais avec le sourire s’il vous plaît! Sur le frontons de la salle des fêtes d’une ancienne usine de verre, on peut encore lire: « BIEN TRAVAILLER, BIEN S’AMUSER. »

Personne n’aura de peine à se représenter que la majorité des familles ont eu beaucoup de difficultés à s’adapter et sont encore en souffrance face à ce bouleversement majeur.
Dans ce contexte, je travaille avec des familles empêtrées dans des exigences et des loyautés parfois impossibles à satisfaire. Ne s’y retrouvant plus, je travaille aussi avec de nombreuses personnes qui ont choisi de se libérer de leur famille:

En effet, appartenir à une famille suppose implicitement de se soumettre aux missions familiales, aux règles et à la culture inhérente à la famille d’origine.
Si la famille est supposée être le creuset permettant à chacun de ses membres de s’épanouir en fonction de qui il est vraiment, alors, oui, la famille constitue un foyer générateur d’amour, de soutien et de développement. Mais combien d’entre nous peuvent, en toute honnêteté, témoigner de jouir d’une famille équilibrée, aimante et respectueuse de chacun?

Pensons aussi à ceux dont les familles sont déchirées, marquées par les pertes et les blessures. Les familles décimées, ravagées, inexistantes, les familles en deuil, celles qui n’ont pas les moyens,… les familles recomposées, les familles conflictuelles, violentes, les personnes sans famille: « Est-ce que quelqu’un va m’inviter? Non, je passe les fêtes seul cette année ».
D’autres familles jouent les répétitions: » Eh oui, j’ai encore été obligé de raconter telle histoire comme chaque fois ». « Cette année, le patriarche a décerné, lors de son traditionnel discours, la médaille du plus méritant de la famille ».
« Pourquoi est-ce toujours moi qui débarrasse la table et qui fait la vaisselle »?
« Comme d’habitude, personne ne s’est intéressé à mes projets, ne parlons même pas de s’intéresser à moi »,… La pilule est amère MAIS je pourrai dire à tous ceux qui veulent l’entendre que j’ai passé de superbes fêtes en famille avec une traditionnelle dinde aux airelles et une bûche de Noël de plus en plus imposante (qui aime vraiment ça?).

Puis début janvier, dans mon journal hebdomadaire, j’aurai des tas de conseils sur les nouvelles trouvailles « Détox » spécial après les fêtes. Dans mon for intérieur, je suis peut-être soulagé(e) qu’il me reste un an avant les prochaines fêtes!

Face à ce constat, en quoi la famille et la fête peuvent-elles être associées?

Mon propos et mes pensées visent à encourager tous ceux qui font le choix de vivre les fêtes comme un rituel de passage, une invitation à se réunifier, à nourrir l’harmonie et la joie intérieure: Peut-être en famille, peut-être avec des amis, peut-être seul, mais en tous cas dans l’authenticité d’oser se rencontrer et de répondre aux besoins qui nourrissent l’amour pour soi-même: Toutes les guerres prennent racine dans nos conflits internes.
J’ai l’intime conviction que cette voie constitue une clé de voûte pour contribuer à un monde où l’amour règne pleinement: Il devient alors le moteur d’une vie où la réussite personnelle, professionnelle et relationnelle est porteuse de joie, d’enthousiasme, de créativité et de pleine santé.
Je vous souhaite de vivre des fêtes porteuses de joie, de plaisir d’être soi et de plein épanouissement.

Bien cordialement,

Louis Parez. Productionscoeur.com





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