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In the footsteps of Rumi – Constantinople – VOLTE & ESPACE


Télérama, globalement, présente la même ligne directrice que France Culture : la fermeture à l’Esprit … Un confinement assez mesquin dans la seule zone « je suis humain » du dessin ci-dessous, un évitement très soigneux du « Je Suis » central :

Ces gens-là considèrent sans doute que le « bébé » spirituel a été jeté avec « l’eau du bain », souvent bien sale il est vrai, des religions … et que cette vieille page-là est définitivement tournée. Ils nous ensevelissent sous toutes les formes possibles d’art … en occultant le fait, majeur, que « l’art » est d’abord et avant tout « recherche de l’Être ».

Mais de temps à autre, très & trop rarement, une pépite apparaît, comme cette critique de « In the footsteps of Rumi » dans le n° 3781 en date du 29/06/2022. Qu’Anne Berthod en soit sincèrement remerciée.

« Huit cent ans après sa naissance, la lumière du poète persan Djalâl ad-Dîn Rûmi inonde toujours la musique arabe contemporaine … Rarement la passion n’avait été aussi brûlante que dans ces « Pas de Rûmi ». La voix mélismatique et profonde de la Tunisienne Ghalia Benali y est pour beaucoup, notamment sur les poèmes arabophones du maître, plus rarement chantés que ses vers en farsi. Le contraste entre ses intonations gutturales et le chant rond et doux de Kiya Tabassian fait merveille. La fougue et le raffinement des musiciens (cithare qanoun, vièle kamanché, oud, percussions…) achèvent de sublimer l’ivresse mystique de chants d’amour et autres lamentations décidément intemporels (…). »

 

« Qu’est-ce que le grand poète et mystique Rumi, né en 1207, peut encore nous enseigner au XXIe siècle ? L’être humain contemporain évolue dans une société profondément différente de celle de jadis, et nous faisons désormais face à des enjeux radicalement plus sombres vis-à-vis de notre avenir. Quelle est donc la pertinence de se pencher sur des propos témoignant d’une vision du monde il y a huit siècles ? »

Rûmi peut justement nous enseigner l’essentiel, l’Esprit comme clé d’accès à l’Amour. L’état du monde contemporain montre à quel point cet essentiel, ce « ce sans quoi » tout part à vau l’eau est ignoré, oublié, renié, méprisé …

Rûmi nous offre notamment cette étonnante exhortation :

« Décapite-toi ! Dissous ton corps entier dans la Vision : deviens vision, vision, vision. »

Cette citation figure au tout début de « Vivre Sans Tête », en troisième position, juste après une citation d’Attar et une seconde de Kabir. Le soufisme utilise tout autant que le zen cette même expression & image de « Vivre sans tête », ce qui n’est guère étonnant vu sa force.

Un atelier de Vision du Soi selon Douglas Harding peut être cette  « décapitation qui ouvre le bal des lumières », comme l’écrit si bien Christian Bobin dans « L’homme-joie ».

 

Cordialement

 



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