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La conscience par Toni Packer


Traduction libre

La conscience ne peut être enseignée, et lorsqu’elle est présente, elle n’a pas de contexte. Tous les contextes sont créés par la pensée et sont donc corruptibles par la pensée. La conscience jette simplement de la lumière sur ce qui est, sans aucune séparation.

La conscience, l’insight, l’illumination, la plénitude —, quels que soient les mots que l’on choisisse pour désigner ce qui ne peut être saisi par des mots — n’est pas l’effet d’une cause. L’activité ne la détruit pas et l’assise ne la crée pas. Elle n’est le produit de rien — aucune technique, méthode, environnement, tradition, posture, activité ou non-activité ne peut la créer. Elle est là, incréée, fonctionnant librement dans la sagesse et l’amour, lorsque le conditionnement égocentrique est clairement révélé dans toute sa grossièreté et sa subtilité et désamorcé à la lumière de la compréhension.

Le bruit intérieur peut-il être entièrement laissé de côté pendant l’action ? Lorsque les états changeants du corps et de l’esprit sont simplement laissés à eux-mêmes sans choix ni jugement — laissés sans réaction de la part d’une volonté de contrôle ou de répression —, une nouvelle tranquillité émerge d’elle-même.

S’asseoir immobile et tranquille, pendant des minutes ou des heures, quelle que soit la durée, c’est être en contact avec les mouvements du corps-esprit, grossiers et subtils, ternes et clairs, superficiels et profonds, sans aucune opposition, résistance, saisie ou fuite. C’est être en contact intime avec l’ensemble du réseau de pensées, de sensations, de sentiments et d’émotions sans les juger bons ou mauvais, justes ou injustes — sans vouloir que quoi que ce soit continue ou s’arrête. Il s’agit d’une vision intérieure sans savoir, d’une sensibilité ouverte à ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur, d’un flux sans saisie ni accumulation. L’immobilité au milieu du mouvement et de l’agitation est libre de la volonté, de la direction et du temps. C’est un lâcher-prise complet de ce qui est d’instant en instant.

Assis tranquillement, ne faisant rien, ne sachant pas ce qui va suivre et ne se préoccupant pas de ce qui était ou de ce qui va suivre, un nouvel esprit opère qui n’est pas connecté au passé conditionné et qui pourtant perçoit et comprend tout le mécanisme du conditionnement. C’est le démasquage du moi qui n’est rien d’autre que des masques — images, souvenirs d’expériences passées, peurs, espoirs, et la demande incessante d’être quelque chose ou de devenir quelqu’un. Ce nouvel esprit, qui est non-esprit, est libre de toute dualité — il n’y a pas d’acteur en lui et rien à accomplir.



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