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 » La ne?cessite? de savoir vient de la peur, la peur de ne rien e?tre. « Pourqu…


 » La ne?cessite? de savoir vient de la peur, la peur de ne rien e?tre.

« Pourquoi ? », demande?t?on sans cesse, a? la recherche d’explications pour nous rassurer. Or il n’y a pas de pourquoi.
« Pourquoi les saisons, la lune ? Pourquoi suis?je ne? ? Pourquoi meurt?on ? Pourquoi celui?ci souffre?t?il et pas celui?la? ?…»

Enfant, il est le?gitime de se poser ces questions. Mais vient un jour ou? l’e?merveillement les bru?le.

Lorsqu’on est captive? par la chute d’une feuille, il n’y a plus de place pour aucun questionnement. On sent la feuille tomber en soi – plus de pourquoi possible. La pense?e « pourquoi ? » ne peut plus s’e?lever. L’e?nergie ne peut pas frapper le cerveau pour conceptualiser.

Il y a disponibilite?, ressenti, clarte?. Ce n’est pas une clarte? qui sait quoi que ce soit, c’est une absence de dynamisme psychologique.

Une feuille tombe : vous y voyez la beaute? de l’univers entier ; en me?me temps, vous sentez que rien ne se passe. C’est pareil pour toute perception… Tout cela a lieu dans l’ouverture. Pas de place pour un concept, pour une compre?hension, pour quoi que ce soit. Le ve?ritable sens est un non?sens.  »

Eric Baret

De l’Abandon, Editions Les Deux Océans

www.bhairava.ws




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14 Commentaires

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  1. Mais où est la joie de l’étonnement ? Si la peur est un problème, ne rien être en est un autre. Je reconnais, comme à chaque fois, votre goût ludique et intellectuel pour associer des concepts qui n’ont pas de lien apparent. Une pratique de la dialectique qui tranche avec votre invitation régulière à ne plus penser. Nous nous attendrions plutôt de votre part à quelques Haïkus. En réponse à votre conclusion, je vous invite à relire la Bhagavad Gita, que vous semblez connaître, qui nous apprend qu’au delà du non-sens apparent il y a encore et toujours du sens.

  2. Si le véritable sens est un non sens… C’est encore un sens… A partir du moment ou l’usage des mots intervient, la réalité de ce qui est, est déformée.
    La vérité ultime ne sera jamais définie par les mots. Seule expérience direct par la méditation permet à l’esprit d’expérimenter cette réalité intemporelle, au-delà des mots. Et oui… Ce sont encore des mots… ??

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Rédiger par Eric Baret

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