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 » Le jeu?ne physique est superficiel. Ce qui importe, c’est le jeu?ne de la pens…


 » Le jeu?ne physique est superficiel. Ce qui importe, c’est le jeu?ne de la pense?e, ne pas absorber de pense?es inutiles – pense?es de?verse?es a? longueur de journe?e par les me?dias, la te?le?vision, les journaux, les romans.
Et, plus capital encore : le jeu?ne du cœur – jeu?ne de l’affectivite?, de la rancœur, de la critique, de la haine, du savoir.
Rester vraiment tranquille, vraiment a? froid. Ne pas intervenir dans le monde mais le laisser vivre en nous. Ce jeu?ne?la? est le seul jeu?ne ve?ritable.
Le jeu?ne de la pense?e en est une conse?quence. Parfois, le jeu?ne du corps peut se pre?senter comme un prolongement auspicieux du jeu?ne de la pense?e.
Si vous supprimez les nourritures physiques et continuez a? vous nourrir de tous les poncifs de notre socie?te? – les espoirs, les attentes et les regrets – cette nourriture est beaucoup plus ne?faste que toutes les graisses cuites, les sucres et les prote?ines animales dont on cherche a? se pre?server.

Le vrai jeu?ne est le jeu?ne du cœur. Arre?ter de que?mander, de re?clamer, de demander quoi que ce soit. Cesser de vouloir e?tre conside?re?, de vouloir e?tre traite? de manie?re spe?ciale : ne rien demander.
Et, par?dessus tout, arre?ter d’imaginer e?tre agresse?, violente? par une situation. Cesser de s’imaginer que, parce que l’environne? ment ne m’aime pas comme je le souhaite, je suis agresse?. Agresse? par un regard, un geste, une parole, une pre?sence, une ide?e, une race, une manie?re de vivre, une religion diffe?rente…

Le vrai jeu?ne consiste a? jeu?ner de cette pre?tention d’agression… jusqu’a? ce que je re?alise que rien ne peut m’agresser, sauf ma propre pre?tention. Si je jeu?ne de ma pre?tention, je deviens «inagressable».

(…)

Jeu?ne de la pense?e ou jeu?ne du cœur : l’essence du jeu?ne est la non?activite?. Il n’y a rien a? faire. C’est une supre?me abdication, une offrande a? notre nature profonde. Seul Lui agit. Je vis cette reconnaissance de ma nullite? a? faire quoi que ce soit : tel est le sens spirituel du jeu?ne.  »

Eric Baret

De l’Abandon, Editions Les Deux Océans

www.bhairava.fr

En photo : Acala, XIVe siècle, Népal




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31 Commentaires

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  1. Ah oui.. ??
    Et le jeûne physique peut être un support ..une entrée..une pratique de globalité en cela..si on le Souhaite..
    (Et il a aussi d’autres fonctions..)
    C’est comme si on confondait sinon ..
    le Yoga ..et le Coussin..???

  2. Oui mais un etat sans pensée est inconcevable, juste ne pas le mental pour réel, c’est sa nature: assurer sa continuité.
    Ralentir sa respiration, le pranayama yoga a des effets sur la pensée mais est- ce qu’on peut arrêter de respirer?

  3. Tout ce que tu racontes fait partie du jeûne physique,sans nourriture tu penseras obligatoirement aux pauvres qui ont faim, sans boire une goutelette d’eau tu penseras volontairement à ceux qui ont soif le jeûne physique nous rend ainsi résistant à nos besoins facheux et sournois

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Rédiger par Eric Baret

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