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Le mystère de l’origine de toutes choses enfin résolu !



 Qu’y a-t-il au commencement de toutes choses ? 

Les physiciens l’ignorent ou éludent la question, laquelle nous demeure inaccessible. Trop loin, très abstrait.

Pourtant, l’origine de tout est proche. Et très concrète.

Selon le Tantra (=tantrisme, chamanisme et gnosticisme), tout est mouvement. Comme une mer parcourue de vagues. Chaque sensation, perception, pensée, mouvement physique, spirituel ou mercatique, est une vague, un mouvement.

Or, chaque mouvement, sans exception, commence dans l’Origine de toujours.

Et tout mouvement s’achève en Elle.

Comme les vagues « commencent » et « finissent » en la mer. Si l’on peut s’exprimer ainsi.

Donc, il faut et il suffit de prendre n’importe quel mouvement pour découvrir l’origine de tous les mouvements. Chaque mouvement est, en sa vérité, comme un voyage de l’infini vers l’infini, avec un interlude dans le fini, épisode qui a son sens et sa valeur, pourvu qu’il soit resitué dans son contexte : l’infini.

Cela est plus sensible pour les mouvements subjectifs : ceux, de « mon » corps, de « mon » esprit. Et ceci sera moins sensible pour les mouvements objectifs, les mouvements des autres êtres, comme le mouvement d’une belette, et encore moins pour les mouvements des choses apparemment privées de conscience propre, une pierre qui roule, par exemple.

Il suffit donc de plonger l’attention sur le début de n’importe quel mouvement subjectif – un désir, un élan, une émotion – pour découvrir, pour ressentir l’Origine de tout, le Big Bang en direct.

Mais, me demanderez-vous, s’il en va bien ainsi, alors pourquoi le Big Bang reste t-il un mystère impénétrable ? Si je suis à l’Origine à chaque origine de mouvement subjectif, pourquoi n’en n’ai-je pas conscience ? 

Premièrement, parce que je ne le sais pas. Si j’en ignore jusqu’à la possibilité théorique, comment pourrais-je en prendre conscience ? Deuxièmement, parce que, dans l’expérience ordinaire, le mouvement succède si rapidement à son Origine, qu’il la recouvre et la cache, pour ainsi dire, même si cela est une illusion, car comment la vague pourrait cacher l’océan ?

Mais enfin, pour ressentir l’Origine, il faut donc porter son attention vers les moments où l’Origine reste à nu, découverte pour ainsi dire plus longtemps qu’à l’habitude.

Comment faire ?

C’est très simple.

Expérience : je m’assoie. Je veux m’envoler, soulever mon corps au-dessus du sol. Comme cela est impossible (en temps normal), ce mouvement ne se réalise pas. Le corps ne décolle pas. Mais mon désir, ma volonté, mon élan, lui, persiste. Et, comme le mouvement grossier qui le recouvre d’ordinaire ne survient pas, cet élan se trouve mis à nu.

Cet élan est l’Origine. Le Big Bang. Ressentir cet élan, c’est ressentir l’élan  l’origine de tout, l’énergie pure. Plus je « remonte », par mon attention, vers la source du mouvement, plus je me fonds dans l’Origine, plus je savoure, ici et maintenant, le Big Bang en direct.

Sur cette voie, il se passe bien des choses. Mais, à un moment, imprévisible, il y a comme un basculement. Le Mystère, tout en gardant son mystère, se trouve « résolu », consommé. En d’autres termes, et sans vouloir effrayer personne, on tombe en amour. Intime, intense et tout ce qu’il y a de plus personnel, même si la personne peut ainsi se sentir mourir de mille morts avant de renaître autant de fois. A l’infini.

En ce sens, le mystère du Big Bang est résolu dans une expérience ineffable, indicible, mais directe et plus concrète que n’importe quelle autre. 



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