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Non-dualité :  » Quand le  » moi  » s’effondre  » par Rosemarijn Roes – Non-Dualite


Quand le  » moi  » s’effondre…

(Conf. dans la ville de N.Y. 2 mars, 2019 par Rosemarijn Roes)

Il est tellement convaincant qu’il existe un moi, avec d’autres personnes dans le monde, qu’on ne le remet jamais en question. La recherche d’un meilleur moi, d’un meilleur monde semble être la seule voie possible. Mais que se passe-t-il si elle est remise en question ? Tout ce en quoi vous avez cru, tout ce à quoi vous vous êtes accroché, va vaciller.

Lorsque le « moi » s’effondre, il est immédiatement clair que rien ne s’est passé, il n’y a rien qui se passe de toute façon . Il est clair que le « je » n’a jamais existé nulle part, que tout n’est qu’une apparence, que rien n’est solide. Tout est là, et tout n’est pas là. Tout est si normal, si exactement comme il est. Et ça a toujours été comme ça.
Toute complication disparaît, rien n’a de sens, tout est comme ça.
C’est si simple, et la beauté de la chose est qu’il est impossible de le dire.
La chute n’est pas un événement, c’est seulement dans l’histoire qu’un processus semble se produire au fil du temps.
Le libre arbitre et le temps sont considérés comme une illusion. Rien n’est réel.

Cela n’a rien à voir avec un mode de vie.
Ce n’est pas la liberté sans émotions ni douleur
Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez atteindre
Il s’agit de la perte

C’est le non-savoir, rien à quoi s’accrocher. Rien n’est important ou significatif. La raison et l’explication n’existent que dans l’histoire, elles sont inutiles.
Tout apparaît (apparemment) : la marche, les pensées, un train. C’est tout, simplement comme c’est. Faire du vélo le long d’une route fréquentée n’est que faire du vélo le long d’une route fréquentée. Rien ne cause l’émerveillement et l’excitation tranquille, c’est là, pour personne.
Quelle merveille sans paroles, quelle liberté.
Rien n’est nécessaire, nulle part où aller, parce que tout est cela. C’est complet en soi, peu importe comment cela apparaît.
Il n’y a ni intérieur ni extérieur, ni début ni fin, ni cause ni effet, ni bien ni mal. Seulement dans l’histoire.
Il y a de la douleur et il n’y en a pas. Incompréhensible et simple et direct à la fois.
Quel miracle ouvert qu’aucun mot ne peut dire.

Quelle déception pour celui qui cherche. Pour moi, c’est un mystère, et pourtant c’est un secret de polichinelle. Dans l’histoire apparente, rien ne change. Il y a une tension, ou il n’y en a pas.
Et pourtant, tout est si différent, impossible à décrire.



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