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 » Quand on se fatigue, c’est que l’on refuse la situation. Lorsqu’un métier es…


 » Quand on se fatigue, c’est que l’on refuse la situation.

Lorsqu’un métier est difficile, il est normal qu’une forme de vitalité soit touchée, mais si l’on se donne totalement au tra­vail, on dépense le minimum d’énergie. Si l’on essaie de se préserver en se défendant mentalement, une grosse fatigue vient. On est fatigué mentalement.

La fatigue du corps n’est pas problématique. Quand on s’allonge après avoir fait une marche, de l’alpinisme, un sport, être fatigué est agréable et le corps dort très bien. Mais quand le psychisme est fatigué, quand je n’ai pas encaissé ceci, pas supporté cela, quand je pense que j’aurais pu faire un autre travail, avoir un autre amant, vivre différemment, cette fatigue-là nuit au som­meil.
La fatigue physique sécrète les éléments qui font récu­pérer. Avec la fatigue mentale, c’est le contraire. Donc, il faut vivre avec la fatigue physique. Pour cela, il faut être sans commentaire psychologique sur ce que l’on fait et il faut se donner totalement. C’est la seule possibilité.

Un peu comme dans une relation. Quand je rencontre un homme, une femme, un chien, je ne peux pas avoir de projet. Je me donne totalement à la relation qui est là. La beauté, la joie, la communication, la communion, tout ce qui fait la profondeur d’une relation, c’est maintenant — il n’y a pas de demain. Demain notre corps ne sera plus là… Quelle illusion de penser à un futur !  »

Eric Baret

www.bhairava.ws

En photo : Avalokitesvara / Indra, bois, XIVe / XVe siècle, Népal




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14 Commentaires

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  1. Ce discours, si on le lit en totale abstraction avec la réalité vécue peut sembler sympa.
    Ce discours dans une activité de loisir choisie peut sembler sympa.
    En revanche ce discours dans ka réalité la plus fréquente qui est vécue au travail est assez monstrueuse puisqu’il suffirait de s’impliquer corps et âmes pour que l’insupportable devienne bien-être en quelque sorte.
    J’ai entendu ce discours des « responsables » d’entreprises pour justifier la maltraitée au travail.
    C’est pour cela que je ne peux pas approuver un texte qui ne fait pas de nuances pourtant impératives dans le contexte actuel faite au monde du travail.

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Rédiger par Eric Baret

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