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Question – Comment pourrais-je dire a? un malade qui souffre de s’ouvrir a? la d…


Question – Comment pourrais-je dire a? un malade qui souffre de s’ouvrir a? la douleur ?

Eric Baret – Vous n’e?tes pas oblige? de le dire. Vous re?fe?rer a? votre silence est ce qui peut l’aider. Ce que l’on dit a? un mourant ne compte pas. C’est votre paix inte?rieure qui aidera le mourant.

Seul compte de ne pas se prendre pour une personne. Ce qui est dit est purement fonctionnel. Votre pressentiment profond de ne pas e?tre un objet, une perception apaisera la personne qui meurt.

La manie?re de le formuler de?pend de votre bagage, de votre intelligence, de votre sensibilite? et de ceux du patient. Les gens tre?s pre?s de la mort ne vous entendent pas plus qu’ils ne sentent la pression de votre main. Ce sont des e?le?ments exte?rieurs.

L’important, dans la chambre d’un mourant ou quand vous pensez a? lui, est votre ouverture. Vous vous de?pouillez de votre corps, de vos espoirs, de vos pre?tentions a? e?tre un e?tre humain. Vous laissez tous ces concepts mourir, vous le sentez se libe?rer de ces concepts.

La?, vous accompagnez, vous aidez.

Mais quand vous dites : « Cette personne est très malade, elle est comple?tement de?sespe?re?e ! », votre aide est vraiment limite?e. Quand vous rendez visite a? un enfant de cinq ans qui va mourir, si, chaque fois, vous e?tes traumatise?, il vaut mieux ne pas aller le voir, parce que vous ne pourrez pas l’aider.

Seule votre tranquillite? peut aider.

Quand le chirurgien ope?re, c’est sa tranquillite? qui fait le succe?s de l’ope?ration. Accompagner quelqu’un qui part n’est possible que si vous e?tes capable de partir avec lui.

Dans cette tranquillite?, il n’y a pas de jugement et rien pour rendre coupable. C’est la me?me chose avec une personne vivante. Vous avez la me?me attitude. Vous avez abdique? comple?tement ce que vous pre?tendez e?tre et suivez la personne qui est avec vous. Il faut toujours e?pouser l’environnement. Il n’est jamais a? l’exte?rieur de vous. Pas plus qu’un autre e?tre humain.

Les crocodiles ne pensent pas, reflet du tantrisme cachemirien, Editions Almora

www.bhairava.ws

En photo : Paubha figurant Bouddha avec un disciple, gouache sur tissu, XIVe siècle, Népal, Collection du Cleveland Museum of Art




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Rédiger par Eric Baret

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