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Question – Est-il possible de rencontrer la tradition, seul, sans un guide? Eri…


Question – Est-il possible de rencontrer la tradition, seul, sans un guide?

Eric Baret – Vous pouvez lire des textes si vous avez la chance de rencontrer des textes justes qui formuleront clairement les choses. Vous pouvez observer votre vie pour voir à quel point vous fonctionnez de manière égotique, personnelle.
Dans votre ouverture, une rencontre se fera. La disponibilité amène la rencontre, elle est inévitable. Jusqu’à un certain point, le maître s’est posé les mêmes questions que vous. Il a rencontré les mêmes antagonismes. Si vous allez dans un pays étranger pour la première fois, vous vous laisserez guider par quelqu’un qui connaît le territoire. C’est un peu la même chose. Le maître soulignera les endroits de notre vie qui ne sont pas clairs, qu’il faut remettre en question.

Mais là n’est pas son rôle de maître. C’est celui de ce que l’on appelle en Inde l’upa-gourou. C’est une préparation. Un véritable maître, si on se réfère à la tradition, est effectivement lumière, l’élève est potentiellement lumière. Le passage pour l’élève de l’élément potentiel à l’effectif demande la présence du maître. C’est la seule raison d’être du maître. Tout ce qui est enseigné ou dit par le maître est secondaire. Ce sont des préparations. Le fait qu’il incarne cette lumière effective enflammera la lumière virtuelle chez l’élève. C’est ce que l’on appelle en Inde la transmission.

Il n’y a rien qui est transmis et personne qui transmet mais il y a réflexion. Un maître n’a rien à enseigner. C’est sa présence qui compte. Vous le sentirez si vous avez la chance de rencontrer des gens libres d’eux-mêmes.

Les crocodiles ne pensent pas, Editions Almora
www.bhairava.ws

En photo : Vajrasattwa, cuivre doré, XIIIe siècle, Népal




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7 Commentaires

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  1. Mais les connaissances, elles, se transmettent; et c’est extrêmement important. (Le bouddhisme considère l’ignorance comme un des « 3 poisons » de base (les 2 autres étant la haine et l’avidité).) Le bouddhisme dit d’ailleurs que « transmettre la connaissance est un devoir sacré ».

    Perso je ne suis pas bouddhiste car ne crois pas à la réincarnation (ni à aucun au-delà d’ailleurs); mais j’en suis sympathisante, comme on dit pour un parti politique: j’adhère à toute sa philosophie (avec juste des bémols sur quelques détails) et suis convaincue que c’est un des meilleurs moyens (l’appliquer) que tous soient heureux (l’autre étant les « 4 accords toltèques »).

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Rédiger par Eric Baret

« Je t’aime, tant que… » « Je t’aime, à moins que… » « Je t’aime, à ces conditions……

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