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Toi à moi comme elle est à toi


anantānadasurasī devī priyatamā yathā |

aviyuktāsti te tadvedakā tvadbhaktirastu me || 9 ||

« La Déesse, ta chérie inséparable de toi

est une source de plaisir inépuisable.

Puisse, de même, mon amour pour toi

être à toi seul ».

Utpaladeva, Hymnes à Shiva I, 9

Selon Kshemarâja, ce verset suggère l’identité avec le Seigneur suprême à travers une analogie. Du point de vue de l’amour (bhakti), la Déesse apparaît une, sans nul besoin de rien. Mais d’un autre côté, cette énergie transcendante est joueuse par nature. Elle joue au jeu de la séparation, du Multiple et de l’oubli de soi dans les différences. Quand j’affirme que « je veux être uni à Dieu par l’amour », je révèle que j’aime l’amour et je participe à ce jeu, je le partage aussi. Bhakti signifie « amour divin », « participation » et « partage ». 

La Déesse est inséparable de Dieu, car elle est l’existence de Dieu, la divinité de Dieu. Et si Dieu est l’être, alors elle est la conscience que l’être a de soi, conscience sans laquelle l’être ne serait pas, ou bien ne serait pas même inexistant ! La Déesse est la vie (jîva) de Dieu, l’âme de toute chose et de tout être. Il n’y a donc pas séparation (bheda) entre la Déesse et Dieu, pas plus qu’entre le soleil et sa lumière. De même, que mon amour, par participation, ma dévotion, soient inséparables de moi. Puissè-je n’aimer que l’amour de toi.



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Rédiger par Blog de David Dubois

La Vache cosmique, blog philosophie de David Dubois

′′ Tais-toi. Puis j’ai pu te parler… de mille façons silencieuses. » Rumi

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