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Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé




« L’Ami dit à l’Aimé : « Toi qui emplis le soleil de splendeur, emplis mon cœur d’amour ! » L’Aimé répondit : « Sans la plénitude de l’amour, tes yeux ne seraient pas en larmes et tu ne serais pas venu jusqu’à ce lieu pour voir ton amant. »

Raymond Lulle, Livre de l’Ami et de l’Amant, vers 1280, écrit à Montpellier et traduit de l’Occitan par Patrick Gifreu, « En 1314, il s’embarqua pour une nouvelle expédition en Afrique du Nord. Mais peu après son débarquement à Bougie, il fut lapidé par les habitants et mourut en martyr, victime de ses blessures » (wipkipédia)

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Autrement dit, la douleur de la séparation est la preuve de l’existence d’une union encore plus profonde que ce sentiment de séparation. 

La conscience de l’ignorance est le signe d’une connaissance primordiale. 

L’insatisfaction, le désir, sont la manifestation d’une plénitude.

L’impression d’être distrait vient d’une présence qui ne faillit jamais.

Le sentiment d’être perdu est l’appel d’une certitude viscérale.

L’inconscience apparente est une conscience toujours déjà présente.

Le pressentiment d’être esclave est l’acte d’une liberté antérieure à tout aliénation comme à toute libération.

« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé ». 

Toute séparation présuppose une union. 

La dualité est déploiement d’une unité.



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