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Vie spirituelle et vie devant les écrans



 Nous passons de plus en plus de temps devant les écrans. 

D’où une sensation d’indigestion des informations et de perte de temps. En outre, nos yeux pleurent et nous avons mal à la tête.

Les civilisations humaines donnent trop d’importance au sens de la vue. Je peux donc commencer par écouter davantage et regarder moins. Remplacer les réseaux sociaux par de l’écoute. Sur Youtube, on peut écouter, autant que regarder. Substituer l’ouïe à la vue reposera les yeux et l’attention. Il existe plusieurs chaînes Youtube qui collectionnent les anciennes émissions de radio. Il y a aussi des gens qui lisent des textes, des livres, souvent des chefs-d’œuvre.

On peut aussi utiliser des applis qui « lisent » ce qui est écrit sur l’écran. En voici plusieurs. Certains sont agréables à écouter.

La connaissance des mécanismes d’addiction aux réseaux sociaux et aux vidéos peut être utile :

Pour ce qui est de la sensation d’indigestion et de vide, la question est plus complexe. Si nous avons cette sensation de « trop plein », c’est parce que nous ne trouvons pas de sens aux informations que nous recevons. Le sens, c’est l’ordre. L’ordre, c’est hiérarchie. Donc priorités. Qu’est-ce qui est le plus important ? Si je peux répondre à cette question, la sensation d’indigestion disparaîtra.

Enfin, le plus important : rester en contact avec la vibration cordiale. La vibration du cœur, cette sensation d’être qui frémit au centre de chacun, mais que nous prenons rarement le temps de savourer. C’est elle, le remède le plus important à tous nos maux, la panacée. Revenir, régulièrement, souvent, en toutes circonstances. C’est toujours possible.

Cette sensation, que j’appelle le « je suis », n’est pas une abstraction (l’idée d’être), mais un ressenti. C’est celui que l’on ressens quand on dit ou pense « je », quand on prend quelqu’un dans ses bras, quand on est sur le point d’éternuer, quand on n’arrive pas à se souvenir d’un mot… C’est comme un courant d’amour et de félicité, la Source et le Centre. C’est cet être qui, en nous, est toujours « connecté ». C’est le Soi, le plus intime et le meilleur. Mais s’y plonger est une école d’humilité : en douceur. La vibration est parfois, très souvent, infiniment subtile. Privilégier l’abandon du corps et de l’esprit. Comme entrer sous une douche chaude. Pas de gestes brusques. Et garder conscience que cette école, cette pratique, n’en finira jamais. Inutile de se comparer à des idéaux hypothétiques. Soyons humbles. Mais audacieux. Plonger, souvent, partout. Devant l’écran, aussi. 

Et si je dois vraiment regarder cet écran, je vois qu’il apparaît en moi, dans le champ visuel. Mon attention se détend alors, s’élargit. Elle s’ouvre au-delà de l’écran. Ma posture se redresse, une légère aspiration par le sommet de la tête. Comme une pastille fraîcheur, un réveil, une sortie d’hypnose. Un allègement. L’écran n’est pas le monde. Le champs visuel s’étend au-delà. Et au-delà du champ visuel, le mystère de la conscience, lumière simple et libre.

Cependant, la vibration du cœur reste le plus important. « Je suis je », ressentir cette délectation intime. Ou encore, explorer le début de n’importe quel mouvement, la potentialisation du mouvement, parole ou pensée.

En bref :

– Privilégier l’écoute sur la vue.

– Trouver ce qui est le plus important, la priorité.

– Voir que l’écran apparaît limité dans le champ visuel, qui lui-même baigne dans l’infini de la présence.

– Plonger dans la vibration du cœur, pas longtemps, mais souvent.



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