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 » Penser est la peur de sentir, c’est une compensation. Je me raconte une histoi…


 » Penser est la peur de sentir, c’est une compensation. Je me raconte une histoire, malheureuse ou heureuse. Tout, plutôt que de sentir.

Dans le bonheur ou le malheur, la personne peut se savourer. Dans le senti, il y a espace : ni bonheur ni malheur, aucune place pour l’ego. On ne peut pas s’approprier le senti. Dès que l’on dit : « Je suis tranquille », c’est une pensée, ce n’est plus un ressenti.

La peur provoque constamment la pensée et l’agitation. Quand vous sentez, aucune agitation n’est possible. Quand on écoute un son, s’il y a ressenti, il y a tranquillité. Tous les bruits apparaissent dans ma tranquillité. S’il y a agitation, je critique ces bruits, je me dis que s’il n’y avait pas de bruit je serais moins agité. Non : c’est parce que je suis agité que je réagis ainsi ; ces bruits ne font que stimuler mon agitation. Tranquille, les bruits ne sont que ce qu’ils sont : des bruits. Cris, radio ou battements du cœur sont les mêmes bruits. Ils ne sont dérangeants que pour des psychismes agités.

Quand j’ai la chance d’être mis en question, agité par un bruit, je reviens vers moi‐même au lieu de m’occuper du bruit. Mon agitation vient de ma prétention de penser qu’il ne devrait pas y avoir de bruit, que ce serait plus juste.  »

Eric Baret

De l’Abandon, Editions Les Deux Océans

www.bhairava.ws

En photo : Déesse Pragyaparamita Sadaksari Mahavidya, cuivre doré, XVe siècle, Népal




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Rédiger par Eric Baret

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